Alban Allegro
Peintre



  • Alban Allegro est né à Grône en 1957.
  • En 1979, il fréquente l’atelier du  ¨libero nudo¨ à l’Académie des beaux-arts de Pérouse.
  • En 1980 il travaille dans l’atelier du professeur Silvio Loffredo à l’Académie des beaux-arts de Florence.
  • En 1982 et 1983, il séjourne à Paris et Genève.
  • En 1984, il retourne à Florence et travaille dans l’atelier du professeur Fernando Farulli à l’Académie des beaux-arts où il obtient son diplôme en 1988.
  • Il reçoit le Prix Anker en 1992 à Zürich.
  • Il vit et travaille à Florence jusqu’en 2002.
  • Aujourd’hui il réside à Sion et travaille dans un atelier du  Centre Artistique et Culturel ‘la Ferme-Asile’.


Dans un espace infini, animé de flux multidirectionnels et de mouvements en spirales, figures et motifs émergent de ces ondes bruissantes. Aquatique et aérien tout à la fois, le milieu de couleur turquoise, jaune et ocre, donne naissance à des formes reconnaissables : animaux,barque effilée, personnages appartenant au répertoire propre à Alban Allegro . Cet espace mouvant, indéterminé, devient le territoire propice aux formes en gestation. L’artiste engage ici un travail des formes qui serait comme une ouverture de la matière picturale et de l’espace du tableau, desquels les figures émergent. Toutefois un mouvement inverse opère : cette ouverture est aussi une déchirure qui met à mal les figures. Celles-ci se présentent alors comme des bribes, des lambeaux.Naissance et agonie coïncident ici. Se manifeste la souveraineté de ce qui peut se composer et se décomposer, se construire et se défaire, advenir et disparaître en même temps.

Ces phénomènes contradictoires se produisent dans un espace pictural multicouche traversé de vibrations légères ou tumultueuses, qui favorisent les irruptions formelles. Cet espace devient un authentique lieu où les matières s’informent et se déforment, un lieu qui se présente à nous, spectateurs, et qui se met  à nous regarder. L’œuvre d’Alban Allegro crée non un état mais des relations : elle a la puissance des processus et des explorations. Elle nous regarde, car elle nous entraîne délibérément dans le corps de cet espace qui semble respirer.

Véronique Mauron


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