Ateliers permanents

La Ferme-Asile, désirée et conçue par des artistes, dispose aujourd'hui de dix ateliers d'artistes individuels. Il s'agit de surfaces de travail de 20m2 à 80m2. Les artistes peuvent ainsi travailler dans un lieu qui favorise le dialogue et l'échange. L'attribution de ces ateliers passe par une commission paritaire composée des membres de la Commission culturelle de la Ville de Sion et de la Ferme-Asile.

 

Liste des artistes

Peintre

Peintre

Dessimoz Mathias
Illustrateur et bédéiste 

Peintre et graveur

Photographe

Lovey Olivier
Photographe

Piaget-Dubuis Laurence
Éco-artiste, graphiste et photographe

Artiste-nomade

Technique mixte

Photographe

Peintre

Sculpteur


Résidences

La Ferme-Asile accueille, pour une durée de 2 à 3 mois un artiste qui ne  réside pas en Suisse et qui travaille dans le domaine des arts visuels.

Un concours sera ouvert au printemps 2019 pour des séjours à la fin de l’année et en 2020.

ANCIENS RESIDENTS 

Tremplin

Chaque année, la Ferme-Asile met au concours un atelier pour un/e jeune artiste ayant terminé son cursus (Bachelor ou Master) dans une école d'art. 

L'objectif de l'atelier Tremplin, soutenu par la Fondation Bea pour Jeunes Artistes, est de proposer à de jeunes artistes un pont entre l’école d’art et la vie professionnelle. A la fin du séjour, l’artiste présente, à la Ferme-Asile, une exposition reflétant le travail accompli durant l’année. 

Le jury est composé des fondateurs de la Fondation Bea pour Jeunes Artistes, de la Déléguée culturelle de la Ville de Sion, de représentants de l’ECAV et de la Ferme-Asile.

Les dossiers doivent comporter un CV, une lettre de motivation et un portfolio. Ils doivent être envoyés exclusivement par mail sous la forme de fichiers pdf à l’adresse suivante : info@ferme-asile.ch avec la mention : concours Atelier Tremplin.

Période:
du 1er octobre de chaque année au 30 septembre de l'année suivante.

Artiste actuel : Marie Acker

Marie Acker, diplômée de l’ECAV (Bachelor en arts visuels obtenu en 2014) et de l’Université de Neuchâtel (Master en Etudes muséales obtenu en 2018) a été choisie pour occuper durant une année l’Atelier Tremplin de la Ferme-Asile, atelier soutenu par la Fondation Bea pour Jeunes Artistes. Elle donne ici les principaux axes de ses recherches artistiques et délivre ses projets pour l’Atelier Tremplin. Dans mon travail, j’aime croiser et entre-croiser les médiums, allant de la peinture, à la photographie, en passant par la vidéo et la gravure. Bien que mes intérêts soient nombreux, mon sujet de prédilection reste celui de l’image : l’image en tant que fenêtre et en tant que monde. Je m’intéresse particulièrement au phénomène du « voir » et du « non-voir », à la tension entre ce que l’on perçoit et ce que l’on imagine. Ce qui constitue l’image, en terme de codes de représentation et en terme de matière, est une question qui me préoccupe tout particulièrement. De ce fait, j’ai toujours été très intriguée par l’utilisation de prothèses visuelles, que cela soit des jumelles, télescopes, visions nocturnes, etc. Je m’intéresse aux extensions de nous-mêmes qui nous permettent de faire émerger des images, issues de la réalité, mais qui ne nous sont pas accessibles à l’œil nu. Des images qui sont finalement porteuses de quelque chose d’autre. Plastiquement, j’interroge le cadre, le zoom, la notion de décor, de faux, la narrativisation et la sculpturalité des choses. Les images que je génère sont comme des altérations qui évoquent davantage qu’elles ne racontent. Différents projets vont m’occuper durant cette année tremplin. Je souhaiterais donner une continuation à Xibalba, un projet photographique explorant la nuit, sa sculpturalité et son pouvoir d’évocation. Xibalba est, dans la mythologie maya, un monde souterrain effrayant constitué de plusieurs niveaux. Dans la conception verticale du cosmos telle qu’on la trouve dans la religion maya, cet inframonde est situé sous la surface de la terre, un monde à la fois spirituel et géographiquement situable, un monde de nuit. Réinterprétant cette construction mentale de « monde sous un monde », les images que je donne à voir voilent ou dévoilent des éléments
de différents espaces. Composé de diverses séries photographiques, ce travail retranscrit finalement une expérience de la nuit très personnelle, à la fois esthétique, picturale et marquée par l’absence de repères. Un autre projet que j’ai l’intention de développer est Limen au Seuil, qui réfléchit le concept de limite et notamment de la limite du regard. Comme son nom l’indique, la notion de seuil est le fer-de-lance de ce travail. Considérant le seuil comme un point réel fini au-delà duquel on ne peut se projeter, j’aimerais développer ce projet sur un plan acoustique. Je souhaiterais en effet conférer une dimension sonore à mes images, en jouant avec différents enregistrements, de manière à évoquer un « après l’image ». Je souhaiterais également me concentrer plus particulièrement cette année sur le dessin et la gravure, en prolongeant mon laboratoire dessiné. Ce dernier est un travail évolutif qui réunit différentes tentatives graphiques allant de l’estampe à l’encre de Chine, en passant par la carte à gratter et qui rejoue et réinterprète des images stéréotypées. Ce laboratoire serait un espace qui rendrait visible des univers personnels résonnant dans nos imaginaires collectifs.


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